dimanche 19 février 2017

"La route des cendres" de Claude DONNAY

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"La route des Cendres"
Auteur ; Claude DONNAY
179 pages
Editions ; M.E.O 2017
17 €
10.99 € format kindle

Résumé du roman

Un matin de pluie, David ferme la porte de son pavillon de banlieue et, au lieu de prendre le RER vers le dépôt pharmaceutique où il travaille, se met en route, son sac bouclé sur le dos. Quel lourd passé fuit-il, le regard rivé sur l horizon ? Pourquoi lui faut-il marcher vers le Nord, avec le vent et les mots de Kerouac dans la tête, et puis surtout ces images brûlantes de Serena pour lui mordre le ventre ?... Un peu de temps, juste un peu de temps, est-ce trop demander avant que la meute se lance sur sa piste ? 

Mon avis sur le livre


Je suis plutôt mitigée sur ce roman... j'ai aimé mais (et oui il y a un "mais") je me suis ennuyée par moment.

Commençons par le début... en ce qui concerne la plume de l'auteur, c'est un vrai régal ... c'est une prose magnifique que nous sert sur un plateau d'argent Claude Donnay. Et j'ai même envie de dire que, rien que pour le plaisir de lire ses lignes, cela vaut le coup de poser ses yeux sur ces pages.
Afin de parler un peu de l'auteur, il s'agit de son premier roman. Monsieur DONNAY est un poète, il a publié 17 recueils de poèmes et participé à plusieurs anthologies...ceci explique cela...

"il a craché comme on vomit son âme ou l'alcool l'oeuvre dans ses tripes."

J'ai un peu moins réussi à suivre l'histoire, parfois j'ai trouvé que les descriptions des actes des personnages étaient très longues...pas désagréables mais relativement longues alors que nous, lecteurs, nous demandons qu'à comprendre la situation des deux personnages principaux à savoir William Jack et Serena. Dans ce roman, plusieurs thématiques sont abordés telles que la jalousie, l'anorexie, l'infidélité aussi... Nous avons un cocktail de différents éléments mais malgré tout j'ai eu dû mal à m'attacher aux personnages.

William Jack alias David part à l'aventure et rencontre énormément de personnes tout au long de son périple ... Nous avons un panache de ses souvenirs et de son présent. Encore une fois, la plume de l'auteur nous empêche d'abandonner en plein milieu du roman. J'ai eu, personnellement, un gros ralentissement dans ma lecture. J'ai tout de même persévéré pour ne pas m'arrêter en plein milieu... et j'ai réussi à m'accrocher pour le finir.

"La liberté commence par la solitude."

Vous l'aurez compris les amis...il ne s'agit pas d'un coup de cœur pour ma part. Néanmoins, pour différentes raisons, ce roman vaut le coup d'être lu. Je m'adresse principalement aux lecteurs qui aiment voir les personnages de roman prendre la route et se diriger vers...aucun point précis.

Pour aller plus loin




J'ai aimé l'extrait que vous pouvez trouver sur le site Amazon, je vous le retranscris ci-dessous :


Trois heures qu il marche. Le soleil s est bien installé dans le ciel. La route étroite serpente dans la campagne. Il ne veut pas encore lever le pouce, arrêter une voiture et tracer vers le nord. Il n a plus de nom, ou alors il l a oublié depuis longtemps. Si on le questionne, il prendra l avis du vent. Si sa bouche souffle sur son épaule gauche, il répondra : Jack ! Si son haleine crapahute sur les haies à droite, il répondra : William ! Depuis ce matin, le vent lèche le plus souvent son flanc gauche. Il se prénomme donc Jack... Jack sur la route, comme le pote Kerouac, le « vagabond céleste », pense à l autre voyage, celui qu il lui faudra entreprendre un jour prochain, celui que nous devons tous entreprendre. Ah, la gueule de Charon, la même que celle d Albert, le vieux pompiste de la station du Chinois. Un visage tout en plis, une chiffonnade de chair burinée saupoudrée de poils blancs. Charon fume-t-il lui aussi des Boule d Or ? Ou une pipe en écume au fourneau sculpté en tête de marin ? Pour un bien étrange capitaine... Jack aime l idée de partir en barque dans la brume du petit matin. Le clapotis lancinant de la perche du Passeur... Le bruit de soie froissée de l eau sur la coque de l embarcation. On se laisse aller, on s abandonne, on meurt presque avant de toucher le rivage. Ah, putain, la mort est-elle la fin du voyage ou le début de la Grande Transhumance qui ne mène nulle part qu à elle-même ? Et Serena a-t-elle débarqué sur un rivage fleuri ? A-t-elle trouvé enfin le remède à l angoisse qui la minait ?... Jack ferme les yeux pour éteindre la douleur à l affût. Adossé à un arbre, il hume des parfums qui échauffent le ventre, ramènent à la vie. Dans son sac, une bouteille de Coca zéro dort enroulée dans une serviette de bain. Il n aurait pas craché sur un bon vieux whisky vieilli en fût de chêne ou même pas vieux du tout mais la marche ne s accommode pas de l alcool. Et puis l alcool, ça fait ressurgir les fantômes...


Ma note :


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